Au cœur d’un mois de février marqué par une succession de phénomènes météorologiques d’une intensité exceptionnelle, les tempêtes Nils puis Pedro ont frappé la façade atlantique avec violence. Si l’essentiel de l’attention médiatique s’est porté sur les crues historiques et les vents violents touchant une grande partie du pays, le littoral girondin a subi des impacts notables, tant sur la morphologie de la plage que sur la faune marine.
Un littoral fragilisé par des vents puissants et une houle longue
La tempête Pedro, qui a pris le relais de Nils, a généré un fort coup de vent sur toute la côte Atlantique, avec des rafales comprises entre 100 et 110 km/h sur le littoral, selon les relevés météorologiques.
Ces vents, combinés à des coefficients de marée élevés et à une surcote marine, ont accentué l’érosion déjà bien visible sur les plages et notamment celle de Lacanau-Océan.
Conséquences à des hauts coefficients de marée et à une surcote marine, ont accentué l’érosion déjà bien visible sur les plages de la station balnéaire.
Conséquences observées sur la plage :
- Transformation de la plage.
- Forte érosion des dunes déjà fragilisées
- Dépôts massifs d’algues, bois flotté et déchets anthropiques
Ces phénomènes s’intensifient lors de séquences répétées de tempêtes rapprochées, comme ce fut le cas avec Nils puis Pedro.







Échouages de macareux : un phénomène rare sur la côte girondine
Les tempêtes hivernales provoquent régulièrement des échouages d’oiseaux marins affaiblis. Un échouage aussi massif de macareux moines sur les plages girondines reste un événement peu fréquent.
Les vents violents et la houle ont probablement désorienté ces oiseaux pélagiques, les poussant vers la côte alors qu’ils évoluent habituellement en haute mer.
Pourquoi ces échouages ?
- Désorientation due aux vents violents
- Épuisement après plusieurs jours de mauvais temps
- Difficulté à se nourrir dans une mer agitée
- Hypothermie liée à l’humidité et au vent
- Pollution
Les centres de sauvegarde de la faune sauvage de la région ont signalé une hausse des signalements d’oiseaux mazoutés, affaiblis ou échoués après les tempêtes successives.

Tortues marines : victimes collatérales des tempêtes
Les tempêtes Nils et Pedro ont également entraîné l’échouage de tortues marines, notamment des tortues caouannes espèces régulièrement observées en difficulté après de fortes perturbations océaniques.
Mécanismes d’échouage :
- Courants puissants ramenant les individus affaiblis vers la côte
- Hypothermie (« cold stunning »), fréquente en hiver
- Ingestion de déchets charriés par la houle
- Blessures liées aux chocs contre des objets flottant.
- Ne jamais remettre une tortue à l’eau et de contacter immédiatement le Réseau Tortues Marines Atlantique Est en cas de découverte.
Un signal d’alerte sur la fragilité du littoral
La succession de tempêtes comme Nils et Pedro met en lumière la vulnérabilité croissante du littoral aquitain, déjà soumis à une érosion structurelle parmi les plus rapides d’Europe.
Les échouages d’oiseaux et de tortues constituent des indicateurs biologiques précieux, révélant l’impact direct des perturbations météorologiques et humain sur les écosystèmes marins.
L’océan est à la fois magnifique et fragile, et il est de notre devoir de le respecter et de le protéger.